[BD] Retour d'expérience sur le cocon sémantique

On a beaucoup entendu parler du Cocon sémantique dans le monde du SEO, mais peu de retours en ce qui concerne son utilisation en e-commerce. Voici mon feedback après 2 ans d’utilisation de cette technique dans ce contexte.

Petit rappel sur l’histoire du Cocon Sémantique

Le Cocon sémantique est un terme qui a été popularisé par Laurent Bourrelly il y a de ça quelques années. Le principe ressemble beaucoup à du Siloing avec pour objectif de renforcer la pertinence et la puissance d’une page. La seule différence consiste à rester dans des clusters très hermétiques (ou “cocons”) pour que les pages gardent une pertinence sur la requête. Les pages ont des liens contextualisés entre elles donnant la singularité de cette technique.

L’intérêt serait de positionner des pages sur des top requêtes avec un minimum de backlinks, voire aucun backlink du tout.

Le Cocon en e-commerce ça donne quoi ?

En principe, cela se présente sous la forme d’une partie “guide” ou “info” qui est ancrée dans le menu du site et le contenu est accessible selon des niveaux de profondeur de plus en plus prononcés en fonction de la difficulté de la requête visée.

Dans mon cas de figure 2 requêtes étaient concernées, parmi les plus difficile en e-commerce, aussi il a été préconisé deux gros cocons totalisant plus de 1200 pages. Autant dire que la tâche est compliquée à mettre en place en terme de moyens !

Un CMS maison a donc été bricolé pour pouvoir intégrer plus facilement les contenus d’un côté. De l’autre, des petites mains internes de rédaction ainsi que des prestataires externes ont été réquisitionnés pour écrire l’ensemble de ces pages.

Le chantier a duré plus d’1 an et continue désormais à dose plus convenable pour enrichir des catégories spécifiques.

Le Cocon sémantique, 2 ans après, qu’est-ce que ça donne ?

Je ne vais pas vous mentir, j’ai mis du temps à être convaincu par l’efficacité de ce système. Si sur le papier l’intention était logique et alléchante, je n’en voyais pas les effets en terme de ranking. Les positions bougeaient plutôt suite à de puissantes campagnes de netlinking.

Mais de ce que je constatais, c’est que le spectre de visibilité du site avait grandement augmenté, des pages du cocons se positionnaient sur des requêtes annexes “non-business”. Assez logique vu que le site est plus volumineux, le nombre de portes d’entrées de celui-ci avait grandement augmenté.

Mais le patron lui, le nombre de visiteurs, il s’en fout. Ce qu’il veut c’est que le nombre de commandes augmente et que ses 2 top requêtes grimpent encore plus haut dans les SERP ! Dans un premier temps, pas mal de railleries se firent entendre dans les équipes : “ça marche pas ce truc”,”ça sert à rien”… Sans aller jusque là, il fallait constater que le cocon en lui même ne suffit pas !

En décortiquant le truc, effectivement il apparaissait 4 choses :

  1. Les requêtes ciblées étaient celles “au dessus” de la requête business et les pages du sites n’étaient pas “dans la boucle” du cocon. Le site était sémantiquement plus riche mais les pages poussées n’étaient sans doute pas les “bonnes”.
  2. Les pages du cocon étaient peu engageantes sur le plan marketing dans le sens où il y avait ni “lead”, ni produits, ni promos, rien qui donnaient envie de rester…
  3. Il fallait rassurer les équipes de direction sur la validité du système
  4. Le cocon ne bénéficiait d’aucun netlinking

Conclusion : Optimiser son cocon est donc primordial

Des “mini-cocons” ont donc été montés sur des requêtes secondaires - mais tout de même importantes - et les résultats positifs se sont rapidement fait sentir ! Désormais l’ensemble de ces pages catégories sont traitées avec un cocon qui les poussent et les améliorations en terme de positionnement sont bels et bien là.

D’un autre côté, les pages “informatives” sont mieux calibrées pour capter l’internaute en amont pour un potentiel futur achat en lui offrant des avantages à ce qu’il profite d’une offre spéciale ou d’un cadeau en échange de ses coordonnées.

Enfin, les pages profondes du cocon sont poussées avec des liens contextualisés pour qu’elles prennent un peu de jus afin d’en transmettre à l’étage du dessus et ainsi de suite.

Laurent Bourrelly le disait dans une vidéo il n’y a pas si longtemps, il faut s’approprier le système. La mise en place d’un cocon pour du blogging n’est pas la même que pour un site marchand. Mon conseil après avoir pas mal joué avec serait de le faire par étape en blindant bien les pages pondues pour avoir une vision du bénéfice de celui-ci et déjà un retour sur investissement avant de perdre peut être un temps fou et des moyens au dessus des possibilités de votre entreprise jusqu’à en oublier les fondamentaux pour pondre un truc bancal :). Donc vous l’aurez compris : il n’y a que des bénéfices à faire du cocon sémantique du moment que vous l’orientez correctement avec vos objectifs visés.