Cet article a été publié le 05 December 2018.

soumettre-novembreDans les « quick wins » qui reviennent souvent en SEO, on entend parler d’amélioration sémantique et de surcroît l’augmentation du nombre de mots sur chaque page

Le contexte de ceux qui ont la plus grosse :

De nombreuses études démontrent la corrélation entre le nombre de mots dans une page web et sa facilité à se positionner dans les moteurs de recherche. Parmi elles on peut citer celles de Semrush, Oncrawl, Backlinko ou encore SerpIQ. Oncrawl a même trouvé une corrélation entre passage du bot de google (taux de crawl) et longueur de contenus.

 

Tous les voyants sont donc au vert pour faire des contenus longs comme la bible. Le concurrent n’a que 500 mots ? Je fais en faire 5000 ! Après la course aux liens, on assiste donc à la course aux mots. Tout cela est certes amusant, mais pose plusieurs problèmes :

Du non sens dans les pages commerciales :

Sur les e-commerce on a ainsi des sites proposant des pages produit, voire pire, des pages catégories avec une tartine de contenu textuel en haut et en bas de chaque page racontant tout ce qui est possible et imaginable dans l’univers donné. Les pages produits peuvent avoir du texte bien entendu comme des informations utiles pour l’acheteur : taille, poids, couleur, modèle etc…

-Du non sens sur les sites « visuels » Je vous pose la question : une page qui vous présente des designs de cuisines, avez vous envie de voir des tartines de textes partout ? De même sur un portfolio d’artiste ou une galerie d’art…

-Du non sens sur l’expérience mobile Le mobile ayant un écran de taille réduite, il est ainsi préconisé d’avoir des textes plus gros que la version desktop. Dès lors, des textes aussi longs sont imbuvables voir insupportables dans des endroits où on ne les attend pas.

Est-ce qu’il faut pour autant ne pas prendre en compte la longueur d’un contenu ?

Est-ce que je suis en train de vous dire qu’il faille tout dégager et laisser le saint esprit faire ranker vos pages ? Bien sûr que non ! En fait il faut voir l’approche du « bon contenu » d’une manière plus globale.

1.Regardez ce que google vous sort majoritairement comme type de page sur la requête

Vous êtes un site marchand et sur votre mot clef  vous voyez des pages tutoriel ? C’est que la majorité des internautes cherchent des informations sur l’utilisation de ce produit plutôt qu’à l’acheter. Ainsi deux options s’offrent à vous : soit vous faites une page de ce type avec une valeur ajoutée, soit vous renforcez le signal « marchand » de votre page produit ou catégorie pour ressortir sur toutes les requêtes liées à de l’intention d’achat.

2.Regardez si vous avez des pages variées sur la requête

Vous avez aussi le cas de figure où plusieurs genres de résultats apparaissent sur la page 1 du robot. Par exemple sur la perceuse électrique, on trouve de nombreuses pages différentes : comparatif, test, page de vente, page produit, vidéos etc… à vous de trouver le type de page qui colle le mieux à la thématique/aux possibilités offertes par votre site internet et de voir quelles types de landing vous pouvez adopter.

En conclusion sur les textes longs en SEO :

Vous l’aurez compris, le contenu dépend vraiment du type de page attendue et donc de l’intention de recherche initiale (on peut même dire dans certains cas DES intentions). En fonction avoir du contenu « long » peut être justifiable du moment où il renforce la pertinence de votre page (sur de l’informationnel par exemple). Dans le cas contraire, avoir du contenu « hors sujet d’intention » sur des pages spécifiques de manière très dense dessert le signal de la page.