Cet article a été publié le 23 October 2018.

planche-juinCombien de fois vous vous êtes vous retrouvé dans le cas où vous cherchiez une info précise et que vous tombiez sur une page de contenu sans aucun sens ou à côté de la plaque par rapport à votre besoin initial ? Bonne nouvelle, cette malédiction est peut être en voie de disparition !

Vous savez, ce genre de page parasitée de pubs qui contient juste la requête que vous avez tapé, vous n’en pouviez plus et pourtant l’appât du gain de visiteurs a fait basculer une partie des SEO vers cette pratique. (J’en ai fait aussi, rassurez-vous)

Dans le SEO, on sait depuis longtemps que Google a besoin de texte pour comprendre ce quoi il « surfe » afin de bien le classer dans son index. Cela est devenu bien plus important au fil des années. Rappelez-vous qu’au début le moteur prenait en compte certaines balises obsolètes comme la fameuse « meta keywords » pour ordonner les sites dans sa base !

Le simple combo « Title+Backlinks » reste très puissant mais son règne est de plus en plus mis en difficulté par les récentes mises à jour du moteur qui arrivent à mieux cerner ce que l’internaute a derrière la tête pour lui proposer les résultats les plus pertinents possibles.

Google plus précis dans la détection des intentions de recherches

Vous avez vu de gros mouvements ces derniers mois, ce n’est pas un hasard, car ce n’est que la résultante du machine learning permettant au moteur de mieux comprendre l’intention de recherche derrière chaque mot clef. Le comportement utilisateur, la contextualisation du mot clef, sont ainsi clairement affinés dans les résultats.

La fin des pages wikipedia-like ?

Google a toujours aimé du texte, de nombreuses études montrèrent que c’était toujours le cas et qu’il y avait corrélation entre ranking et densité sémantique, même si d’autres leviers peuvent bien entendu manipuler cette notion de popularité.

Bon nombre de sites se sont alors amusé à blinder leurs pages de texte pour se positionner sur les mots clefs ciblés, et ça marche ! Si avant, de la bouillie de mots suffisait, on s’est vite rendu compte que la tâche devenait de plus en plus ardue et qu’in fine il fallait bosser presque autant que pour une page qualitative.

Sont alors apparues des choses assez bancales comme des pavés de textes sur des sites marchands qui n’en avaient pas nécessairement besoin, tout le  monde s’est mis alors à faire des pages « wikipedia-like »pour sortir du lot des autres textes de faible qualité.

Mais cette habitude pourrait disparaître car la meilleure compréhension des intentions de recherche permet au moteur de mieux contextualiser la requête et d’afficher la SERP qui va bien. Par exemple j’ai été surpris de voir que certaines pages se positionnaient parfaitement avec très peu de texte comme des pages produits e-commerce ou des galeries d’images… avec un site de forte autorité et un mot clef qui « justifiaient » ces résultats.

Dans un autre genre, des requêtes liées à de la déco ont fait la part belle à des pages plus informatives, justifié aussi car pas mal de gens voulaient des tutos. Dans le style, on a aussi vu beaucoup plus de vidéos apparaître dans les premières positions.

L’ère du texte optimisé pour l’internaute est arrivé

Il ne va pas sans dire que les besoins de textes à la fois utiles pour les utilisateurs et sémantiquement denses vont devenir grandissant et que vous avez tout intérêt à produire du contenu avec de l’expertise et une ligne éditoriale agréable pour que la notion d’expérience utilisateur soit ressentie en terme de signal. Il faudra donc continuer à optimiser du texte et des pages mais de manière un peu plus fine.

In links we trust

Pour enfoncer le clou, inutile de dire que les liens sont primordiaux mais sans une sémantique adaptée, la puissance n’est rien. Quoiqu’il en soit une page au contenu efficace et bien contextualisé facilitera grandement votre travail de netlinking.