Cet article a été publié le 20 September 2018.

bd soumettre avrilMercredi 7 Mars 2018, tout allait bien sur la planète SEO. Je poussais une page que je venais de créer pour une saisonnalité sur le site d’un client. Le lendemain rebelote, sauf que cette fois la page n’apparaît plus.

Que s’est il passé ? Même mon confrère Jessyseonoob, un des meilleurs spécialistes en indexation rapide constate la chose et n’y arrive pas.

On tente alors pas mal de choses différentes qui marchent habituellement pour forcer une page à s’indexer en quelques minutes :

  • Google post
  • Tweet de l’url
  • Partage google plus
  • l’Add url sur search console
  • l’Add url sur le google mobile test
  • Du backlink pingé
  • Partage sur youtube, facebook

… mais il faut se rendre à l’évidence, rien n’y fait, rien ne veut s’indexer, pourtant on voit bien dans les logs le passage des bots de Google ! D’un autre côté des SEO et Webmasters de gros sites ou site sous Google News n’ont visiblement pas se problème et n’ont pas l’air de s’inquiéter de la chose.

Analytics stoppe le reporting de ses datas !

Mardi 13 Mars, c’est au tour de google analytics de ne plus donner signe de vie. Vers 7h, plus aucune data n’est disponible, rien ! De prime abord, on craint une pénalité quelconque voire une désindexation du site, mais après une rapide vérification sur plusieurs sites, c’est bien la firme de mountain view qui décide se mettre en pause à son tour ! Vers 12h00,  c’est reparti, nouvel arrêt de la machine. Les choses rentrent dans l’ordre plusieurs heures plus tard avec un recovery des datas.

Le Sensor et le yo-yo des positions

Les outils détectant les mises à jour de l’algo s’affolent et je constate en effet que les positions des sites bougent beaucoup, notamment sur les pages de Google plus profondes (comme lors de la dernière maj de Penguin), et cela même sur des sites qui n’avaient pas spécialement d’activité « SEO ». Kevin Richard via son tool Seobserver a parfaitement illustré ces événements sur Twitter.

Il semblerait que quelque chose se passe sur les serveurs de Google qui prenne énormément de ressources à la firme au point de mettre en panne volontairement certains de ses outils favoris.

La mise à jour algorithmique officiellement annoncée par Google

Chose amusante, Google annonçait il y a pas si longtemps qu’ils ne communiqueraient pas spécialement à chaque mise à jour, mais la violence de celle-ci a obligé les équipes à sortir du silence lors d’un long thread Twitter. Le doute est désormais levé.

Quels sont les conséquences et effets de cette mise à jour ?

Même si tirer des conclusions implacables serait présomptueux, j’ai néanmoins constaté pour ma part les choses suivantes :

-Finie l’indexation « forcée »

Après moult essais avec différentes IP, sites, comptes, méthodes… il semblerait bien que Google se « fout » désormais de l’url que vous allez lui donner, il ira la voir quand il aura envie. Vous n’avez plus qu’à bien mailler vos pages sur vos sites respectifs et attendre le passage du père noël. A noter aussi que les pages indexées semblent être beaucoup plus pondérées dans leur ranking qu’auparavant. Si vous jouiez avec le Fresh content sur des sites « non-news », cela s’avérera beaucoup plus compliqué pour vous. Google l’a annoncé d’ailleurs il y a peu :

-Les intentions de recherches plus précises

C’est sans doute la feature la plus « violente » de cette mise à jour (en dehors des images légendées). Les SERP affichent désormais des résultats plus en adéquation avec ce que recherche les internautes. C’est à dire que le moteur comprend beaucoup mieux la contextualisation de la requête de l’internaute sans avoir besoin de contenu sémantique pour l’aider. Un exemple parfaitement illustré dernièrement par Olivier d’Abondance concernant l’heure demandé dans une ville dans lequel plus aucun lien naturel n’est affiché par défaut, la réponse étant dans la position « zéro » directement. Ce type de recherche étant visiblement pas sujet au « clic ».

-Le contenu (même partiellement) dupliqué se prend une claque

La tolérance au contenu dupliqué semble être plus rude. Certains sites avec des morceaux de textes repris ça et là dans les pages internes (page par expression) se sont littéralement pris des claque, disparaissant de certains Data Centers avant de revenir quand le texte a été modifié.

-L’accélération de l’index mobile first

Du jour au lendemain après cette mise à jour annoncée, le Google bot mobile a multiplié de manière significative sa présence dans les logs démontrant à mon sens un déploiement plus massif de l’index mobile first. Attention à vos webperfs dans un futur proche !

Pour enfoncer le clou j’ai soumis la plupart de ces hypothèses sur Twitter, et les retours des SEO semblent les conforter, affaire à suivre…